LUTTE CONTRE LES CONFLITS VIOLENTS: La Flash de l’UP prépare un certificat professionnel innovant sous le leadership de la Doyenne Clarisse Tama Imorou. -NordBenin
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Face à la recrudescence des actes d’extrémisme violent et des conflits dans la région, la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (Flash) de l’Université de Parakou (Up) se positionne comme un acteur clé dans la prévention de ces fléaux. Depuis mercredi 18 décembre 2024, la Flash organise un atelier d’élaboration d’un certificat professionnel consacré à la prévention de l’extrémisme violent. Cette initiative, débutée en 2022, réunit universitaires, experts et partenaires, parmi lesquels la Doyenne Clarisse Tama, le Dr Ibrahim Harouna Ousmane, socio-anthropologue à Niamey, ainsi que plusieurs enseignants de la faculté.
Dans son discours d’ouverture, la Doyenne Clarisse Tama a situé le contexte de cet atelier. Elle a souligné que l’extrémisme violent et le terrorisme préoccupent profondément la Flash et nécessitent des solutions académiques adaptées. « Il urge de concevoir des formations qui mettent l’accent sur la “demande sociale”, c’est-à-dire les attentes de la société béninoise face aux problèmes qui perturbent la vie sociale et menacent nos institutions », a-t-elle déclaré.
L’objectif de ce certificat est de former des profils ciblés capables d’intervenir efficacement sur le terrain. « Il s’agit de former des gens qui sont sur le terrain, qui s’investissent déjà sur la thématique et qui ont besoin qu’on les renforce pour pouvoir être plus performants », a précisé la Doyenne. En partenariat avec l’Université Joseph Ki-Zerbo du Burkina Faso, via le Ceforgris, la Flash ambitionne d’offrir localement des formations qui étaient auparavant accessibles uniquement à l’étranger. Cette initiative découle d’un constat alarmant : « La Flash a observé l’absence d’universitaires dans les réflexions liées à la prévention de l’extrémisme violent. Nous avons également remarqué que ceux qui abordent cette problématique sur le terrain ne sont pas toujours suffisamment informés de toutes les dimensions de la question », a expliqué la Doyenne Clarisse Tama.
Le projet bénéficie du soutien de l’organisation Peace Nexus, qui partage la vision de la Flash sur l’importance de renforcer les capacités des acteurs locaux dans la prévention des conflits violents. Selon le Dr Abdel Aziz Mossi, enseignant au département de sociologie de l’Up, ce projet vise à « analyser les contextes locaux au Bénin pour mieux comprendre les dynamiques locales et les processus de radicalisation pouvant conduire à l’émergence d’un extrémisme violent endogène ». Il s’agit d’identifier les facteurs internes et externes favorisant ces phénomènes, et de proposer des solutions adaptées.
Le Dr Ibrahim Harouna Ousmane, socio-anthropologue invité à l’atelier, a salué cette initiative. Il a insisté sur l’importance de telles formations, estimant qu’elles représentent une réponse stratégique à des préoccupations sécuritaires communes à la sous-région. L’atelier a également permis aux participants de travailler en groupe pour reformuler la justification et la pertinence du certificat, définir les profils d’entrée et de sortie, et identifier les compétences spécifiques à acquérir. Ces travaux se poursuivront jusqu’à la clôture prévue vendredi prochain.
Avec cette initiative, la Flash démontre son engagement à jouer un rôle proactif dans la lutte contre les conflits violents et l’extrémisme, tout en répondant aux besoins des populations locales et des acteurs impliqués.
La Rédaction













































































































































































































































































