avril 15, 2026
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LUTTE CONTRE LA CORRUPTION SEXUELLES ET LA SEXTORSION : SOS Civisme Bénin et Banouto arment 50 journalistes. -NordBenin

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A l’initiative du consortium SOS Civisme Bénin – Banouto, il a été organisé du 18 au 20 février 2026 à Grand-Popo et du 23 au 25 février 2026 à Parakou, deux ateliers de formation en investigation journalistique sur les faits de corruption sexuelle et de sextorsion. Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Stop corruption, Stop VBG » mis en œuvre avec l’appui de l’AFD via Expertise France.

Vue d’ensemble de la formation

Le traitement médiatique des faits de corruption et des violences basées sur le genre (VBG) franchit un nouveau palier au Bénin. Dans le cadre du projet « Stop corruption, Stop VBG » mis en œuvre par le consortium SOS Civisme Bénin – Banouto avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD) via Expertise France, deux cohortes de journalistes ont été outillés.

Au total cinquante journalistes des médias publics et privés écrits, audiovisuels et en ligne sélectionnés sur l’ensemble du territoire national ont été formés. Durant les trois qu’a duré chaque atelier, les participants, à travers communication et travaux pratiques, ont été initiés et renforcés sur les techniques d’investigation applicables à la sextorsion et à la corruption sexuelle. Ils ont également été sensibilisés à l’éthique journalistique et à l’approche centrée sur la survivante. Un accent particulier a été mis sur la santé du reporter exposé à des récits traumatisants.

Pour Faouziatou Simé, participante, l’impact est immédiat. « Cet atelier m’a permis d’avoir plus de notions sur les VBG, comment les aborder et comment les gérer en tant que journaliste. Quand je serai sur le terrain pour réaliser des sujets d’investigation, il va me falloir procéder avec beaucoup de tact » a-t-elle déclaré.

Vue d’ensemble de la formation

L’initiative ne s’arrête pas à la phase théorique. Les journalistes bénéficieront d’un accompagnement pour la production d’au moins une enquête sur la corruption sexuelle et la sextorsion, deux fléaux qui touchent particulièrement les femmes et les filles. Cette approche innovante du projet est bien accueillie par les participants. « À l’issue de cette formation, je pense que nous sommes bien outillés et, arrivés chez nous dans nos différentes structures et stations, nous allons mieux faire le travail pour que les initiateurs de cette formation soient fiers de nous. », a confié Elisée Ahouangbè, journaliste dans un média de la place.

Briser le silence et mettre fin à l’impunité

Le lancement de ce volet « outillage-accompagnement-production » a été marqué par la présence de Lionel Gbègonnondé, Conseiller à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, représentant le président de l’institution, Edouard Loko.

Dans son allocution, il a souligné le rôle déterminant du journalisme d’investigation dans la consolidation de la démocratie, ainsi que les exigences de professionnalisme, de rigueur et de responsabilité lorsqu’il s’agit d’enquêter sur des thématiques sensibles comme la corruption sexuelle et la sextorsion.

Pour lui, « cette formation arrive à point nommé », car elle permet de doter les journalistes d’outils techniques, juridiques et éthiques indispensables pour traiter ces sujets avec professionnalisme. Il a, au nom de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), salué l’initiative du projet « Stop Corruption, Stop VBG ».

Vue d’ensemble de la formation

Mis en œuvre dans les communes d’Abomey-Calavi, Cotonou, Parakou et Porto-Novo, le projet « Stop Corruption, Stop VBG » a démarré en octobre 2025 pour une période de 18 mois. Il vise à réduire la corruption et les violences basées sur le genre, avec un accent sur la corruption sexuelle et la sextorsion qui touchent principalement les femmes et les jeunes filles.

Au terme des ateliers, Estelle Akpa N’Kakou, représentante du consortium, a exhorté les journalistes, acteurs clés du projet, à contribuer par leurs productions à briser le silence autour de ces fléaux afin de mettre fin à l’impunité et repousser la corruption sexuelle et la sextorsion hors des frontières du Bénin et au-delà.

Murielle VIGAN


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