5ÈME RÉPUBLIQUE AU TOGO: Faure finira-t-il comme Bachar el-Assad ?
![]()
Le nouveau Président de la République du Togo s’appelle désormais Jean Lucien Sanvee de Tové , un monsieur de 86ans d’âge, il remplace Faure Gnassingbé qui est devenu Président du Conseil des ministres.
Le Président du conseil des ministres aura l’influence sur la politique générale de la nation, le Président de la république sera un poste d’honneur un peu comme le système Britannique, Allemand ou Italien.
Le Togo a adopté une nouvelle Constitution en 2024, instaurant une Ve République et transformant le régime en système parlementaire. Faure Gnassingbé, Président depuis 2005 et héritier d’une dynastie au pouvoir depuis 50 ans, a prêté serment comme Président du Conseil des ministres, désormais détenteur du pouvoir exécutif.
Le rôle du Président de la République devient symbolique. Ce changement, qualifié de « coup d’État institutionnel » par l’opposition, permet à Gnassingbé de conserver le pouvoir via sa majorité parlementaire (108 sièges sur 113 à l’Assemblée).
Les élections législatives et sénatoriales, boycottées par l’opposition, ont consolidé son contrôle. Des manifestations sont prévues, tandis que les prochaines municipales (juillet 2025) verront la participation de l’opposition, malgré son affaiblissement.
Voici une analyse approfondie de la situation :
01-) Consolidation autoritaire du pouvoir :
La réforme constitutionnelle apparaît comme une manœuvre légale pour contourner les limites de mandat. En contrôlant le Parlement via son parti (Unir), Gnassingbé verrouille les institutions, transformant une fonction technique (Président du Conseil) en outil de pérennisation de son autorité.
02-) Dynastie et héritage politique :
Le Togo reste un exemple de « démocratie héréditaire » en Afrique, où Faure succède à son père (38 ans de règne). La réforme s’inscrit dans une logique de légitimation d’un pouvoir familial, malgré les critiques internes et externes.
03-) Affaiblissement de l’opposition :
Le boycott des élections par l’opposition (ANC, société civile) a renforcé la domination d’Unir, mais fragilisé sa crédibilité. La participation aux municipales pourrait être une tentative de reprendre pied, dans un contexte de répression et de marginalisation.
04-) Risques de tensions sociales :
Les appels à la mobilisation et les accusations de « viol de la Constitution » reflètent un mécontentement croissant. La répression ou l’inaction face aux demandes démocratiques pourrait exacerber les crises.
05-) Isolation internationale :
L’absence d’accréditations pour les médias étrangers lors des élections et les critiques de la société civile signalent un risque de dégradation de l’image du Togo, potentiellement affectant ses relations avec des partenaires comme l’UE ou l’UA.
06-) Perspectives :
Le Togo s’enfonce dans un régime hybride, mêlant formalisme démocratique (élections) et autoritarisme. Faure Gnassingbé, maître de l’exécutif et du législatif, pourrait régner sans limite temporelle, alimentant frustrations et instabilité.
L’opposition, divisée et affaiblie, peine à incarner une alternative crédible, tandis que la société civile tente de résister via des mobilisations symboliques. La communauté internationale, souvent silencieuse face aux dynasties ouest-africaines, jouera un rôle clé dans la légitimation – ou la contestation – de ce nouvel ordre constitutionnel.
La rédaction




































































































































































































































































