JOURNÉE INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS DOMESTIQUES: Une urgence sociale trop longtemps ignorée. -NordBenin
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Ce lundi 16 juin 2025, l’Organisation internationale du Travail (OIT) célèbre la 14ᵉ Journée internationale des travailleurs domestiques. Cette journée met en lumière une réalité souvent oubliée : celle de millions de femmes et d’hommes qui travaillent dans l’ombre, sans reconnaissance ni protection.
En Afrique, ils sont environ 9,6 millions, selon Fanfan Rwayindo, Directrice régionale de l’Organisation internationale du travail (Oit). Loin des projecteurs, ces travailleurs, majoritairement des femmes, effectuent chaque jour des tâches indispensables notamment la cuisine, le nettoyage, la garde d’enfants ou d’aînés pour ne citer que ceux-ci. Leurs journées commencent tôt et finissent tard. Parfois sans repos, sans sécurité, sans droits.
Pourtant, 15,8 % des femmes salariées en Afrique emploient des domestiques. Le paradoxe est frappant : un travail essentiel pour des millions de foyers, mais très mal considéré.
En effet, la majorité de ces travailleurs exercent sans contrat écrit, sans soins de santé, sans couverture en cas de chômage. Le travail domestique reste sous-évalué et sous-payé. Il est temps d’agir.
C’est pourquoi l’Oit appelle les gouvernements africains à passer à l’action. La Convention n°189, adoptée en 2011, reconnaît les droits des travailleurs domestiques. Mais elle reste peu ratifiée et peu appliquée. Les États doivent désormais intégrer ces principes dans leurs lois et veiller à leur mise en œuvre effective.
Selon Fanfan Rwayindo, la réforme doit être juridique et financière. Elle insiste en ces termes : « Les gouvernements doivent fixer un salaire minimum. Les syndicats doivent organiser les travailleurs pour défendre leurs droits. La société doit reconnaître que le travail domestique est un pilier de l’économie, et non une affaire strictement privée. »
Mais ce n’est pas tout. Il est à reconnaître que la société a aussi un rôle : changer de regard, informer et respecter. Car les travailleurs domestiques ne sont pas des invisibles. Ce sont des piliers silencieux de la vie quotidienne.
En somme, protéger et valoriser les travailleurs domestiques, c’est garantir plus de justice sociale. C’est aussi renforcer la cohésion des communautés. Il est dinc urgent de passer des mots aux actes.
Rebecca GOUSSIKINDE (Stg.)











































































































































































































































































