juin 1, 2026
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VULGARISATION DES LOIS DSSR AU BÉNIN: Médecin du Monde décode le cadre légal pour les acteurs de médias. -NordBenin

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Ce mardi 28 octobre 2025, 25 professionnels des médias sont réunis à Bohicon pour un atelier de renforcement des capacités. Cette initiative, portée par Médecin du Monde à travers le projet Respect, vise à lever les zones d’ombre chez les participants afin de mieux vulgariser de la loi sur la santé sexuelle et à la reproduction en République du Bénin.

Selon les enquêtes démographiques et de santé (EDS) 2017-2018, l’avortement clandestin est la 3è cause de décès des femmes au Bénin après les hémorragies et l’éclampsie. Autrement dit on estime que les avortements provoqués ou non sécurisés causent 15% des décès maternels évitables. Afin de réduire ce nombre et garantir un meilleur service de santé sexuelle et reproductive en faveur de celle-ci, le pays a modifié et complété en 2021 la loi n°2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction.

Dans la loi n°2021-12 du 20 décembre 2021 , en son article 17 il est mis en lumière les conditions requises pour bénéficier d’une interruption volontaire de grossesse (IVG). Il y a quatre conditions, toutes sous prescription médicale et dans un délai maximum de 12 semaines d’aménorrhée à la demande de la femme. On note notamment : la grossesse résultant d’un viol ou d’une relation incestueuse; la grossesse susceptible d’occasionner ou d’aggraver une situation de détresse matérielle, professionnelle, morale ou éducative, incompatible avec l’intérêt de la femme enceinte ou de l’enfant à naître; la grossesse mettant en danger la vie ou la santé de la femme enceinte et lorsque l’enfant à naître est atteint d’une affection d’une particulière gravité au moment du diagnostic.

Cependant, le bien fondé de cette modification reste incompris tant au niveau de la population que chez les responsables religieux. Ainsi, dans le but d’éclairer l’opinion publique, et poursuivre les actions de sensibilisation, Médecin du Monde a organisé un atelier destiné aux professionnels des médias.

« Le rôle des journalistes dans ce nouveau format c’est de s’approprier des réels contenus de la loi sur la santé sexuelle et reproductive en République du Bénin, de comprendre leurs rôles dans la diffusion de ces instruments afin qu’ils puissent être imprégnés par les bénéficiaires, les communautés jusqu’au dernier kilomètre », explique le facilitateur Dr Raphaël Totongnon, coordonnateur du projet de plaidoyer pour un avortement légal.

Cet atelier qui durera trois jours, abordera essentiellement quatre modules : le cadre légal et juridique encadrant le droit à la santé sexuelle et reproductive, le rôle et les responsabilités des acteurs des médias, le genre et la communication inclusive en matière de le droit à la santé sexuelle et reproductive, et enfin la co création des contenus en fonction des médias, selon le docteur Totongnon.

Pour rappel, le projet Respect de Médecin du Monde vise à améliorer la protection des droits sexuels et reproductifs et à renforcer les capacités des acteurs locaux dans la prévention et la prise en des violences sexuelles et complications liées à la grossesse et à l’avortement.

Sonia DJAKPA


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